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Noir de mars (Poésie Lyrique Française)
Noir de mars (Poésie Lyrique Française)
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Je te désire dans chaque souffle comme un animal qui sent le sang au loin. Je te cherche dans les foules, dans les ombres, dans les recoins où les regards se croisent et se déchirent. Je te repousse parce que te prendre serait m’ouvrir, et m’ouvrir c’est saigner. Je te respire parmi les brumes qui montent de nos peaux, ces vapeurs qui enivrent et qui font tourner la tête jusqu’à ne plus savoir où je finis et où tu commences.
Le balancement des corps qui se frôlent sans se toucher encore, cette danse de fauves qui se mesurent. Le toucher… une délicate saveur de sel et de sueur, le goût de ce qui va venir. L’érotisme des mains qui savent ce qu’elles cherchent sans le demander. La douceur des lèvres qui mentent en promettant la tendresse alors qu’elles veulent mordre. Le rêve… ce mensonge qu’on se raconte pour justifier la chute.
L’érosion du contact, subversif et lent, qui use les défenses, qui polit les angles, qui rend tout possible. Les dents s’ancrant dans ta peau pour y laisser une trace, un territoire, une preuve que je suis passé par là et que tu n’es plus tout à fait à toi.
Cannibales d’amour, on se mange à pleine bouche, on se dévore aux coins des nuits profondes, on se réduit en morceaux qu’on avale sans mâcher. Les microsecondes de jouissance, ces éclairs qui traversent le ventre, ces mini-morts qui nous laissent pantelants, les yeux ouverts sur l’intense reflet d’un noir de mars, un noir qui n’en finit pas, un noir qui nous avale après l’orgasme.
Nos blessures, celles qu’on cachait, celles qu’on exhibe comme des trophées, deviennent des parchemins qu’on déroule dans le lit. Des abysses les plus profonds remontent des souffles, des noms qu’on n’a jamais dits, des larmes qu’on croyait taries. Sans contrainte de rimes, sans règle, sans mesure, juste le bruit des peaux qui claquent et des âmes qui se heurtent.
Le monde entier serait trop étroit pour contenir ce qu’on voudrait faire. Trop petit, trop propre, trop rangé pour satisfaire la sauvagerie qu’on porte dans les doigts, dans les dents, dans le bassin qui cherche son rythme. Un orgasme futile et sensible, fragile comme une lame de rasoir, tranchant comme une promesse qu’on ne tiendra pas.
Au moment du frémissement du césium, cette seconde qui dure une éternité, ce battement imperceptible au temps mais qui fait trembter les murs, on touche à quelque chose qui n’a pas de nom, qui n’a pas de loi, qui n’a pas de pardon.
On se désire. On se cherche. On se repousse. On se respire. On se mange. On se détruit. On se reconstruit sur les ruines. Et on recommence.
Cannibales. Toujours cannibales. L’amour n’est qu’un autre mot pour dire faim.
———————
#poetry #Music #spokenword #CreativeWriting#ArtisticExpression #englishpoetry
#IndieMusic #poésie #MusiqueIndie #Poesía #MúsicaIndie #poesiacatalana #MúsicaCatalana #deutschepoesie #IndieMusik #poesiaportuguesa #MúsicaIndie #MultilingualArt #CulturalExpression #GlobalPoets
#ableton #abletonlive
Видео Noir de mars (Poésie Lyrique Française) канала Poetry Soundsystem (by: Doss)
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Je te désire dans chaque souffle comme un animal qui sent le sang au loin. Je te cherche dans les foules, dans les ombres, dans les recoins où les regards se croisent et se déchirent. Je te repousse parce que te prendre serait m’ouvrir, et m’ouvrir c’est saigner. Je te respire parmi les brumes qui montent de nos peaux, ces vapeurs qui enivrent et qui font tourner la tête jusqu’à ne plus savoir où je finis et où tu commences.
Le balancement des corps qui se frôlent sans se toucher encore, cette danse de fauves qui se mesurent. Le toucher… une délicate saveur de sel et de sueur, le goût de ce qui va venir. L’érotisme des mains qui savent ce qu’elles cherchent sans le demander. La douceur des lèvres qui mentent en promettant la tendresse alors qu’elles veulent mordre. Le rêve… ce mensonge qu’on se raconte pour justifier la chute.
L’érosion du contact, subversif et lent, qui use les défenses, qui polit les angles, qui rend tout possible. Les dents s’ancrant dans ta peau pour y laisser une trace, un territoire, une preuve que je suis passé par là et que tu n’es plus tout à fait à toi.
Cannibales d’amour, on se mange à pleine bouche, on se dévore aux coins des nuits profondes, on se réduit en morceaux qu’on avale sans mâcher. Les microsecondes de jouissance, ces éclairs qui traversent le ventre, ces mini-morts qui nous laissent pantelants, les yeux ouverts sur l’intense reflet d’un noir de mars, un noir qui n’en finit pas, un noir qui nous avale après l’orgasme.
Nos blessures, celles qu’on cachait, celles qu’on exhibe comme des trophées, deviennent des parchemins qu’on déroule dans le lit. Des abysses les plus profonds remontent des souffles, des noms qu’on n’a jamais dits, des larmes qu’on croyait taries. Sans contrainte de rimes, sans règle, sans mesure, juste le bruit des peaux qui claquent et des âmes qui se heurtent.
Le monde entier serait trop étroit pour contenir ce qu’on voudrait faire. Trop petit, trop propre, trop rangé pour satisfaire la sauvagerie qu’on porte dans les doigts, dans les dents, dans le bassin qui cherche son rythme. Un orgasme futile et sensible, fragile comme une lame de rasoir, tranchant comme une promesse qu’on ne tiendra pas.
Au moment du frémissement du césium, cette seconde qui dure une éternité, ce battement imperceptible au temps mais qui fait trembter les murs, on touche à quelque chose qui n’a pas de nom, qui n’a pas de loi, qui n’a pas de pardon.
On se désire. On se cherche. On se repousse. On se respire. On se mange. On se détruit. On se reconstruit sur les ruines. Et on recommence.
Cannibales. Toujours cannibales. L’amour n’est qu’un autre mot pour dire faim.
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#poetry #Music #spokenword #CreativeWriting#ArtisticExpression #englishpoetry
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Видео Noir de mars (Poésie Lyrique Française) канала Poetry Soundsystem (by: Doss)
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Информация о видео
23 марта 2026 г. 12:26:54
00:05:38
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